
Aujourd’hui encore, le bâtiment se présente comme s’il venait d’être construit. Il constitue un témoignage remarquable de la culture architecturale de son époque – une période postmoderne marquée par une grande liberté formelle et un goût prononcé pour l’expérimentation.
À cette époque, les exigences en matière d’isolation thermique n’existaient pas encore. Construire était moins coûteux, et l’on recourait à des matériaux de haute qualité et d’une grande longévité, qui confèrent au bâtiment sa robustesse toujours perceptible.
La démarche de conception se caractérisait par une approche résolument sculpturale : l’architecture naissait des besoins intérieurs. Fonctions, circulations et espaces secondaires formaient un ensemble complexe et articulé, dont la composition se reflète clairement dans l’expression extérieure du bâtiment. Le projet prenait forme de l’intérieur vers l’extérieur – une méthode qui contraste fortement avec les processus actuels, davantage régis par des normes et des contraintes techniques.
Ainsi, le bâtiment témoigne non seulement de son époque, mais aussi d’une conception où l’espace, la matière et la forme constituaient une unité directe et assumée.
